Ce soir je tourne, je vire...
Sans pour autant dormir.
Entre la recherche d'appart, de job et autres changements
Il faudra que je parte !
Assez rapidement.
Sitôt les yeux fermés
Je me passe le film de ce qu'il faudra dire
Mon discours se prépare
Avant même de le vivre !
En français, en anglais, en allemand
Plus on connaît de langues,
Plus ils sont embêtants
Les mots à la dérive...
Cette nuit je m'égare, j'ai le vertige, ça tangue
Je suis un poissonnier d'angoisses inutiles
Les mots glissent des rets comme l'anguille en surface
Aussitôt capturée quand on la sort de l'eau
Les torrents et les flots inondent mon cerveau
Alors pour faire le vide, il n'y a qu'à écrire :
Je tire la chasse.
Demain improvisons.
10 septembre 2013
22 juillet 2013
Échapper au système
Le moment est arrivé
D'interroger l'heure
Il doit se réveiller ce bon et cher lecteur
De servir la société
Ne sert pas l'individu
Mais bien le cas contraire : cela l'aura vendu.
Car elle n'en a que faire
De toi qui de ta chambre
Attend de la lumière dans ton esprit trop tendre.
Être inutile au système
Mais être utile à ses gens
Est-ce le soutenir, même indirectement ?
D'interroger l'heure
Il doit se réveiller ce bon et cher lecteur
De servir la société
Ne sert pas l'individu
Mais bien le cas contraire : cela l'aura vendu.
Car elle n'en a que faire
De toi qui de ta chambre
Attend de la lumière dans ton esprit trop tendre.
Être inutile au système
Mais être utile à ses gens
Est-ce le soutenir, même indirectement ?
10 mai 2013
Carthago delenda est - Téhéran doit être détruite
Ce poème s'inspire de la célèbre phrase latine que l'on trouve sous différentes formes dont celle
ci-après « Carthago delenda est » de Caton l'ancien.
Qu'elle soit Carthage ou Téhéran (deux villes ici interchangeables) le glissement de terrain est infime et le combat le même. Se défendre n'est plus un droit que dans les conditions dictées par les "bien-pensants" (auto-proclamés) de la liberté libérale, autrement c'est une menace.
En ce qui concerne la lecture poétique,
j'ai décidé de résoudre définitivement le problème de l'e caduque.
À présent il se lit comme à l'oral (c'est à dire muet)
sauf s'il est souligné auquel cas c'est un e « accenctué ».
Jérémie.
À l'heure où l'horizon
sépare
La mer du sable orange et noir,
Dans la cité des Sans-Espoir,
Un grand carnage se prépare :
Carthaginois de
tous les âges
C'est de vos lits
que l'on s'empare
Si l'on traverse
ces remparts
Avec la fureur de
l'orage !
Ils arrivent là les ravages
Et toutes les atrocités
Dont vous serez bientôt frappés
Car cette guerre sera sauvage :
Si Carthago delenda est
Cela sera fait sans attendre
On ne retrouvera que cendres,
Restes du feu grondant de l'ouest.
Carthaginois de
tous les âges
C'est de vos vies
que l'on s'empare
Si l'on traverse
ces remparts
Avec la fureur de
l'orage !
D'abord le feu qui se propage
Et brûle tout sur son passage
Avant que les guerriers, les sages
N’aient pu crier, tourner la page ;
Puis c’est la grêle de rochers,
Alea jacta est, en fragments épars
Qui vont s'abattre à tout hasard
Sans rien ni personne épargner.
Carthaginois de
tous les âges
Il n'y a jamais eu
rempart
Contre les monstres du pouvoir
Qui prétendaient briser vos cages !
Les malheureux dans leur sommeil
Hurlèrent "traîtres et barbares !"
Égorgés dans leurs cauchemars
Et puis noyés dans le vermeil.
Carthaginois de tous les âges
Vous êtes morts sous l’étendard
Ou bien tombés sans le savoir
Ou bien tombés sans le savoir
La faute en revient aux suffrages.
Et puis Carthage fut détruite
Aux simples mots de ces messieurs
Ces nouveaux clercs, déchus des cieux
Pour faire leurs guerres pacifiques
Et puis Carthage fut détruite
Aux simples mots de ces messieurs
Ces nouveaux clercs, déchus des cieux
Pour faire leurs guerres pacifiques
Que dire à ceux qui se réveillent ?
(Il n'est jamais trop tard)
Sinon qu'il ont dans leur l'histoire
(Il n'est jamais trop tard)
Sinon qu'il ont dans leur l'histoire
Certains modèles de savoirs
Mais malgré ça tout est pareil
(même au vingt-et-unième)
On avance encore dans le noir.
Il n'y a qu'à voir à Téhéran
En Palestine ou au Moyen-orient
Ne craignez pas d'ouvrir vos yeux à la lumière
Il y a toujours eu, ça et là des gens qui veillent
Je les appelle parfois "évadés du sommeil"
Insensibles à l'hypnose assertive des clercs...
(même au vingt-et-unième)
On avance encore dans le noir.
Il n'y a qu'à voir à Téhéran
En Palestine ou au Moyen-orient
Ne craignez pas d'ouvrir vos yeux à la lumière
Il y a toujours eu, ça et là des gens qui veillent
Je les appelle parfois "évadés du sommeil"
Insensibles à l'hypnose assertive des clercs...
Écrit de novembre 2012 à mai 2013
15 janvier 2013
Le capitaine, fragment de comédie épique
Le vent en poupe
Il était une fois un jeune capitaine
À presque vingt-deux ans, il rêvait d'aventure :
Affronter des Fracasse ou bien des tires-laine,
Il était plein d'idées d'une folle envergure !
C'est avec son navire amarré à Bordeaux
Qu'il se mettrait en quête, en route vers le nord
Pour atteindre la ville de Fribourg-en-Brisgau,
Partir à la conquête de moult et grands trésors !
Il avait le courage de braver des tempêtes,
Combattre des pirates sans penser reddition
Et même sous l'orage mener l'expédition
Qui depuis quelques temps lui trottait dans la tête !
Heureux qui comme Icare profita de son âge
Ou comme cestuy-là qui quitta la maison
Pour voler de ses ailes, éprouver la raison,
Vivre loin des parents à brûler son plumage.
À l'instar de Jason pour faire un beau voyage
Il avait l'assistance d'un fidèle second
Mais rien de comparable à un brave équipage
Car c'était sa sirène qui tenait l'horizon !
***
Il était une fois ce gamin de campagne
Du haut de son jeune âge, il se croyait poète
Affrontant des Gauthier ou lauréats de Khâgne
Il était ambitieux mais pas qui-se-la-pète !
C'est avec sa voiture ou plutôt son taudis
Qu'il se mit donc en route - ah la vielle Polo -
Chargé comme un mulet qui en a plein le dos
Pour atteindre une ville, là-bas en Germanie !
À l'instar de ces gens que l'on dit « du voyage »
Ils transportaient tous deux un tas de bibelots
On aurait même dit qu'ils fussent escargots
S'il n'avait pas fallut enfin qu'ils emménagent.
À Clemie second, sirène, blogueuse, dessinatrice, coloc et compagne
De la part du capitaine, poète.
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