8 avril 2011

Poète Mystique

Je suis le mythe errant, moins héros que légende,
Je dis : « N'enterrez pas, évaporez les corps ! »
Et partout où je passe, et partout sur la lande,
On sèche les larmes qui nourrissent les morts.

« Mais ne retenez pas les douleurs communes,
Qui épanchent des plaies ouvertes sur l'éther » ;
Je vous ouvre la voie vers un autre univers
Moi, le cabalier vert chevauchant sous la lune.

7 avril 2011

La censure

Le paradoxe de la censure
C'est qu'elle fait culminer
Les coups dans l'eau de la répression
Et les cris libérateurs
De ceux qui mènent l'opposition


Petit poème composé de 
mots capturés au hasard d'un cours 

La mort de Roméo et Juliette

Rapaces !

Qu'ils se meuvent ou se vautrent,
Les mauves ventres se cherchent
A l'ombre des vautours.
Dans la nuit vrombit votre tour !

Mais, ombre funeste aux entrailles éparpillées,
Le putride oiseau de mort, plonge dans vos chairs
Son bec phallique en dents de scie, le carnassier
Et pille vos corps nus, aux pieds de la muraille.

L'ombre funeste vous a rattrapés !

Essoufflés par le vacarme des cris
Féminins et aigus, les mâles râlent,
De n'avoir pas pu déchirer l'hymen
Fabuleux de cette amante éventrée.

Rapaces !

Qu'ils se meuvent ou se vautrent,
Les mauves ventres se cherchent
A l'ombre des vautours.
Dans la mort jaillit leur amour !

Ils teignirent le jour en bronze
Pour échapper à l'oiseau cloche
Voulant les enfermer,
Et vécurent sans pardon, pendant l'éternité !

4 avril 2011

Une rencontre

Mais, ma belle, que dis-tu ?
Il faut chaud et tu a bu
Tu m'aimes ?
Voilà donc ton problème !

Voyons, au fond, que sais-tu
Du cœur et ses vertus,
De la rose, fleur sacrée,
De l'âme et des baisers ?

C'est dans un premier regard
Que très vite, ton cœur s'embrase
Je le vois et j'en suis désolé
Avec moi, tu est bien mal tombée.

Et pourtant je le sais,
La vue de tes beaux yeux,
Ne saurait égaler
Milles bijoux fabuleux.

Tu n'a rien de repoussant ;
Rien qui ne me laisse indifférent,
Je te prendrai bien pour amante
Et tu jouirais, plus vivante

Dans un monde où caresses
Et preuves de tendresse
Te seraient données dans le seul but
D'arriver enfin à mon salut.

Mais voyons, jeune sotte !
A qui t'adresses-tu de la sorte ?
Qu'attends-tu belle idiote ?
C'est aussi mal que je me porte !

Pourquoi voudrais-tu de moi ?
Solitaire et sans amis,
Garçon étrange aux abois
Et qui jamais ne souri.

Quel piège as-tu tendu sous mes pieds
Que ma vigilance ne saurait éviter ?
Peut-être as-tu raison de le dire
Le bonheur m'effraie, et tu m'attires.

***

Ta jeunesse t'empêche de douter
Et je voulais te protéger
De cette part de moi que tu ignore
Celui qui vit dans l'ombre de mon corps.

Il te ferait trop souffrir,
Il n'aime pas les passions.
Seuls les tendres plaisirs
Sont dignes des ses actions.

C'est sans doute ce que tu recherche
Mais tôt ou tard, mon cœur se brisera
Tu voudra grandir, tu désirera.
Belles paroles ne suffiront pas

Ce moment s'échappe d'entre mes doigts
Mais que faire pour ne pas perdre de toi
Les beaux instants, les divines magies
Il sera trop tard, le temps des folies.

Que dois-je comprendre après tous ces mois ?
Où tu t'accroche encore et toujours à moi
Dans une étreinte, te loves dans mes bras.
– Je veux passer l'éternité avec toi ! »


Écrit en juillet 2010