14 juin 2015
6 juin 2015
À l'été qui vient
Furieuse flèche de
feu
À travers
L'espace
Furieuse flèche de
feu
Jetée en l'air
Tu passes
Furieuse flèche de
feu
Boule de mystère
Sans trace
Furieuse flèche de
feu
D'un héros solaire
Dépasse
L'écrin du
firmament
Furieuse flèche de
feu
Crépitant comme une
comète
Furieuse flèche de
feu
Dans le ciel
Flamboyant
Furieuse flèche de
feu
Flamboyant
Dans le ciel
Tu tombes lentement
à Terre
Sans jamais, sans
jamais, sans jamais
Que ta pointe ne
perce
La pellicule
Le manteau de
poussière
Et pourtant, et
pourtant
Furieuse flèche de
feu
Tu t'émousses,
faillis, te disperses
Tu t'écrases tel un
pinceau solitaire
Furieuse flèche de
feu
Sur la trame de fond
D'un ciel gris clair
Et puis
Sur l'horizon
Avec pour seule
oraison :
Ci-gît ma mère que
je rejoins,
Peut-être à
demain.
06/06/2015
13 avril 2015
L'arbre-rêve
L'année dernière
un gland est tombé en terre
Peut-être était-ce
une graine, pas bien grande,
Et depuis, l'arbre
rêve :
Il fait le rêve de la vie
Lui qui n'a qu'un faîte à trente centimètres,
Il rêve d'immensité,
Il rêve à l'évasion,
Il rêve à l'enracinement,
Il en rêve avec force
D'un nouveau décor,
Il y rêve si fort
À cette peau d'écorce,
Qu'il lui pousse une forêt tout autour.
Mais il rêve aussi d'art et d'immortalité,
Il rêve à un point de départ,
À une arborescence :
« Quelle est mon essence ? »,
Se demande-t-il plein d'innocence,
À l'aube de son existence.
De l'art pour l'arbre
À l'aube d'un hectare nouveau
Voilà ce qu'il lui faut
Il ne fait plus le rêve de la vie,
Il rêve la vie et la vit
Il vit sa vie, il vit son rêve
Il vit sur la rive d'un lac de rêves
Il vaque sur le rêve d'un lit de rives,
Et une petite annonce :
« Havre de paix pour hêtre en vie »
L'arbre rêve et l'herbe râvre,
À chacun son histoire
Dans une trêve sans jaloux.
If rêve de s'appeler Fil et chêne Échine
Mais on ne refait pas le monde avec des ifs et des chaînes…
Même en Chine le bambin du bambou rêve
À une famille-forêt de bric, de brocs et de bouts
Fidèles, semblables et rassemblés.
Debout il s'enracine sans le savoir
Cependant qu'il rêvade à l'infini,
À ses heures, autant qu'il peut
À travers le monde, au temps qu'il fait
Il rêve de rêvasion, l'arbre-rêve !
L'arbre rêve et s'évade autant qu'il reste ici,
Si seulement il pouvait vous le dire
Cela ressemblerait
À un poème comme celui-ci
a
r b r e r ê v e
a
r b r ê v e
a
r t b r e f
a
r t b r
a
r b r
Arbre à l'orée des forêts, arborées d'art boréal.

09/04/2015
Catégorie :
arbre,
Homonymes,
jardin,
magie,
monde meilleur,
nature,
poème,
Poésie Cosmique,
quête,
rêve,
vie
9 avril 2015
Le cri
Entendez-vous,
entendez-vous le long des routes
Ce cri lancinant que
personne n'écoute ?
C'est un bruit
sourd, une sorte de râle
Méphitique,
ondulant, qui s'installe.
Il empoigne et
resserre et les cœurs et les âmes
Prises du frisson
qui de ce son émane
Entendez-vous,
entendez-vous ce cri
Lancinant, que
personne n'écoute ?
Le cri de
l'autoroute souffle un miasme fatal,
D'acides tourments
que le bitume exhale
Il s'agit d'un
murmure plein d'horreurs
De la mort,
l'innommable clameur.
Il s'étire en
langueur angoissant et plaintif
Ce gémissement ;
va-et-vient maladif.
Entendez-vous,
entendez-vous ce glas
Tourmenté, que le
bitume exhale ?
Mars
2015
Catégorie :
critique,
Pandémonium,
poème,
Propre expérience,
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tableau
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