Affichage des articles dont le libellé est quête. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est quête. Afficher tous les articles

12 août 2020

Les plus beaux des poèmes

Les plus beaux des poèmes sont ceux jamais écrits

Ceux que l'esprit entrevoit l'espace d'un instant

Ceux qui se laissent, au détour d'une pensée traînant,

Approcher au hasard de voyages inconscients

Ceux que l'on fait en rêve avant d'en perdre le récit

Ceux que l'on suit parfois dans le dédale de circonvolutions

Propre à chaque matrice à poésie

Ceux qui nous font l'effet d'une révolution

Avant même que notre cœur artisan

Succède à l'architecte qui en perdra les plans.


Ces poèmes non-faits,

tournés mille fois dans les méandres de l'esprit

modelés, polis, puis jetés sur le seuil de l'oubli

Ces poèmes parfaits

aux sons purs, qui ne sont qu'harmonie,

complétude, paradoxe du silence de leur mélodie,

 

On croit les composer du jour comme de nuit

On croit les posséder, tout comprendre à leurs sons

Au moindre tintement gracieux, aux résonances

On croit en maîtriser l'ensemble des nuances

On veut les capturer dans nos compositions

On se voit en orfèvre de leur alliage de sens,

De sueur, d'ornement, d'oripeau, et de science,

On se croit pousser un marteau et une forge 

On s'entend déjà les clamer à pleine gorge

 

Mais,

 

Sans notes pour les fixer, sans bouche et sans oreilles

Sans eau pour y plonger les vers rouge vermeil

Ces poèmes non-faits, ces poèmes parfaits

Échappent à nos mains, échappent à tout jamais

Et fuient en feux follets que l'audace effarouche

On ne les retient pas dans le vent qui les mouche.

 

Enfin, les vers que l'esprit cherche à recréer

Se perdent. Ils étaient marteaux et rivets, 

Ils étaient enclume et tenaille ; les paumes

Les ont laissé choir en un royaume

Dont on n'emporte rien que des regrets

Des tâches de couleurs, et des poèmes imparfaits.



 

18 janvier 2017

Sofia di vita

Je voulais être une île de cendres
sur les décombres d'une ancienne guerre,
rangée aux combles de la rue inhabitée par ma solitude.

Mais au milieu de cela, tu m'as souri.

Je voulais être une ancre de plomb,
or en guise de plomb j'ai surpris un chant de tendresse
et tes yeux vers moi : sons d'émeraudes, sons cristallins.
Tous les cygnes convergent - vert, le miroir du lac -
puis en sort celle qui file hors de l'eau sous la nue.
Et les cygnes accourent, rident l'eau
tout autour d'eux, et l'amusent - la fée rit -
les ailes brûlent qu'on les lave 
et tissent une robe de plumes.

Maintenant je voudrais plonger dans ses cieux, par delà l'éventail de ses longs cils, ô Sophie !
Maintenant je voudrais boire la lie-cœur,
battant la chamade à ses lèvres dociles, ô Sophie !
Et je voudrais lui dire aussi que je la trouve belle aujourd'hui !
Mais il paraît que l'on dit pas cela à une fille, ô Sophie,
sans s'attirer la méfiance des autres jours.
Alors je la dirai rebelle aujourd'hui
et on se fera la bise.

Je voudrais l'attirer tout contre moi mais je danse sur ce fil, ô Sophie,

de l'inconnue réaction.
Je voudrais aussi qu'elle m'apprécie au point d'exclamation,
qu'on se déclare la guerre inoffensive des armées de compliments,
la guerre non-violente des regards profonds et tactiles,
la guerre sans la guerre, qui ne tue que les doutes que l'on se crée.
Mais je crains encore qu'à ce jeu difficile, ô Sophie,
la peur du ridicule
et celle du risque, ce fantôme qui me suit,
ne réapparaisse à chaque instant de la nuit.
Je voudrais qu'elle et moi nous trouvions un territoire neutre,
c'est-à-dire une terre-île-toit nôtre,
où avancer nos pions fragiles, ô Sophie,
sans besoin de conquête,
mais je redoute la mécanique sans cœur
du papier à musique réglé sur le quotidien.
Je voudrais qu'elle et moi nous fussions nomades, hordiers, crevettes agiles, ô Sophie, squatteurs du même coquillage et non plus crabes carapaçonnés.

Car je suis bien décidé à me couper les pinces, sans une larme de crocodile, ô Sophie
Et à lui ouvrir les portes de chez moi, à cette fille, ô Sophie.

— Miejiriel, janvier 2017

1 septembre 2016

Chæîne ou Montagne jamais ne plie ?

                                                                       ¡°°˘˘°°˘
                                                                      ¡¿
                                                                     /’’’\
___________________VOLKAHN ?___/¯¯¯¯\___
˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛Montagne affamée ˇˇˇˇ cesse d’attendre !!!!!
˛˛˛˛˛˛Montagne au cœur de lavœ & en fûsion hypersensible qui sommeille ˇlˇłˇlˇ
sans s’exprimer encor’ ---ps--- correctement. ……. ¿Où est ta force de cratère ?
¡Élève-toi ! ’’’’’’’ Monte ! Mont’¯¯¯hargne c’est un corps affirmé´´´´ vers le ciel
qui n’a pas p’leur de l’ombre, noire, car il n’y a rien de rien au sommet de son crâne ouvert aux vents ~ ~
les oiseaux ˇ^° de la sagesse ˇ^`´ iront d’aile en plume ˇ^° haut nid d’airbrindilles ¨0¨
Montagne c’est une || cathédrale /\ d’instincts || à la base inébranlable di basalto toute grasse’’ à l’aube de sa dépollution. Je suis Montagne ```àllacrasse de suie,°°¯°¯°° dans l’auge se réduisent des cendres de minuit. Je m’essuie de la face du monde désormais… je me lave ou je me l’avoue. Voyez cette Montagne à la croûte de terril,’,’,’, friable jusque dans ses ans − ses enrobés de surface, jusque dans ses préjugés rebelles sur tous sujets ; ils seront concassés là ´ où le noirgueil s’amoncelle et viendront se déverser dans l’eau O×°˚’ qui ruisselle. Cure de je |\/|ur’gens — CAR LÀ JE… Car je la deviens cette Montagne [[[/sans croûte\]]] à fleur de terreau – et c’est tant mieux. Monticule ridé, retagne, ridiceau de la mane, :: petit châissif :: C’est Mon tas’gne juchée d’un crâne, houle, où le piolet s’arc et s’accroche et fait fente en roche, fébrile ; l’IRM brille l’influence ouvrante de cet appel d’air fly for thund’heurt : fendre sans fracture l’esprit de pain grillé par fender finira-t-il enfin par pénétrer le son des «« en-bulles »» « qu’on ne se replie pas » ? ¡hix, sursot du bout-fondant sur sceau de lave ! Rase Montagne du crâne __ tu tombes à plat,__ en banquise __, qui s’efface au brisage du _-glisse-brasse-_ au passage de _bris—bes_ mêh! de conversations à fond de calmes tran—quille… … … \\_l’ap|port_du_mât|vire_// multiplie « l’un seul » sous sa couche de conforŧ˛une − mais ta force coton n’est rien ici,,, et déchire la prison-miroir « {Mire et ouah}!{Ris aux rimes} » sur une solitude à mille voix. Le* dé-gê÷le des paroles au flux *sang s’eng* gouffre frisquet sous la calotte d’une tête rOndƏ et ranime les ~flots~~~ de son esprĭt/˘˚


4 juin 2016

Poème temporel 2/ Le futur

Ce poème accomplit l’éclipse de l’absence,
programme l’obsolescence de la distance ;
il fonce à toute allure, propulsé par l’élan
d’un bond dans le futur, comme dans les poitrines
où le saut périlleux de deux cœurs haletants
fait que s’opère en eux le pic d’adrénaline ;
puis dans ce triple axel, s’accélère le temps
fusant comme l’éclair-Paris-Brest pour lier
deux bouches lasses de s’aimer sans se sonder
– que ce choc-là, amer, nous les rapproche encore
qu’il tienne la promesse, enfin qu’il évapore
les secondes restant à franchir à qui s’aiment –
ce brise-distance bricolé qu’est le poème
noue, replie dans sa danse une union nouvelle.

       (en ce qu’il accomplit l’ellipse temporelle)

12 mai 2016

Poème temporel 1/ Le présent

Là surnage le visage tranquille,
du temps insaisissable − qui s'écoule −
la bouche en cœur, sertie d'eau pâle
où la Nixe nue en son bain, flottant
entourée d'agiles carpes, dit « Aime !
… Cueille le jour sur le seuil de l'instant
(sans un regard vers la rive-hier),
aux bordées lèvres émues par cette lente heure !
Caresse du sourire l'étang éphémère
des yeux amazonite de ton âme-sœur,
Cultive la politesse de ses contours,
Parsèmes-y autant de graines de beauté
et de folie qu'au cours du plus beau des séjours.
La vie, ce présent scintillant, vous est offerte »


28 août 2015

Accomplir !

Quelques longues minutes accroupi dans un équilibre précaire entre l'esprit fixe occidentalement ancré sur l'occiput et l'enveloppe de chair vibrant d'une intensité rare. Je suis parcouru d'infimes tremblements musculaires : faire ou ne pas faire ? telle est la tension. Se jeter à l'eau ou rester en appui sur mille et une excuses qui s'accumulent telles les marches d'un escalier de secours ? Le vrai risque, le danger, c'est l'escalier derrière. C'est lui l'ennemi, le « reculer pour renoncer » et puis tu tombes sur une porte, celle de la cave aux regrets. Dire non à l'intensité qui s'étend, même si elle est terrifiante ? La désirer de tout son être, s'y abandonner ? À quoi cela tient-il ? Le désir de vaincre une peur tenace, presque primaire à la croisée des chemins : peur de l'inconnu et peur de l'inaction. Se surpasser, une fois pour toutes ! La profondeur, la densité, l'intensité, l'imprévisible et l'invisible de la vie à venir. Cette peur ne sera plus la peur de la vie. Pendant les dix prochaines minutes, je vivrai pleinement et intensément tout. La boule au ventre, les frissons sur l'échine, la tête tendue vers l'inconnue dimension de vivre. La faim furieuse de l'énergie, tel un îlot à la dérive. Mes mains s'animent et repoussent la roche dure, leur chair rèche a une conscience. Je sèche de peur, je mouille de devenir. Et de plaisir inavoué. En cet instant je vis et je contemple, mort, mon double resté sur la berge. Je suis hors-temps, sans échappatoire, vivant dans l'infini présent. Dans le non-retour du sauteur sans peur et sans remords. Des lames bleues me crèvent les boyaux, couteaux acérés de la surface des mers, et le sel sèche ma viande qui se tortille sous le regard cuisant d'un soleil circonspect. Toutes les dix minutes, je me répèterai « je vivrai pleinement et intensément tout ».

13 avril 2015

L'arbre-rêve

L'année dernière un gland est tombé en terre
Peut-être était-ce une graine, pas bien grande,
Et depuis, l'arbre rêve :

Il fait le rêve de la vie
Lui qui n'a qu'un faîte à trente centimètres,
Il rêve d'immensité,
Il rêve à l'évasion,
Il rêve à l'enracinement,
Il en rêve avec force
D'un nouveau décor,
Il y rêve si fort
À cette peau d'écorce,
Qu'il lui pousse une forêt tout autour.

Mais il rêve aussi d'art et d'immortalité,
Il rêve à un point de départ,
À une arborescence :
« Quelle est mon essence ? »,
Se demande-t-il plein d'innocence,
À l'aube de son existence.

De l'art pour l'arbre
À l'aube d'un hectare nouveau
Voilà ce qu'il lui faut

Il ne fait plus le rêve de la vie,
Il rêve la vie et la vit
Il vit sa vie, il vit son rêve
Il vit sur la rive d'un lac de rêves
Il vaque sur le rêve d'un lit de rives,
Et une petite annonce :
« Havre de paix pour hêtre en vie »
L'arbre rêve et l'herbe râvre,
À chacun son histoire
Dans une trêve sans jaloux.

If rêve de s'appeler Fil et chêne Échine
Mais on ne refait pas le monde avec des ifs et des chaînes…
Même en Chine le bambin du bambou rêve
À une famille-forêt de bric, de brocs et de bouts
Fidèles, semblables et rassemblés.

Debout il s'enracine sans le savoir
Cependant qu'il rêvade à l'infini,
À ses heures, autant qu'il peut
À travers le monde, au temps qu'il fait
Il rêve de rêvasion, l'arbre-rêve !

L'arbre rêve et s'évade autant qu'il reste ici,
Si seulement il pouvait vous le dire
Cela ressemblerait
À un poème comme celui-ci

a r b r e r ê v e
a r b r ê v e
a r t b r e f
a r t b r
a r b r

Arbre à l'orée des forêts, arborées d'art boréal.


09/04/2015

10 janvier 2015

Jaillissement !

Voici comment il déconstruit les chemins déviés et les travers du monde qui s'y étaient logés :

« Lire, lire, lire des poèmes. Ivre, ivre, ivre de phonèmes, de ceux-là même qui peuvent tout détruire. Détruire, détruire, détruire les défauts. Mourir c'est la vie. Détruire Sélavy, symboliquement Rose ; couper sa fleur fanée, sa tige flétrie, son air morose. Poème-Shiva de la fin et du renouveau, poème sans bouche, poème aux deux cents bras et aux trois mille yeux qui vous guettent. Poèmes dont les voix sont celles des dieux : rugit, tremble ; remue, ébranle les vulgaires cailloux rouges aux creux des volcans éteints, comme aux seins des poitrines creuses. Mais rien, non rien à défaire de plus que l'usurpateur amorphe à l'intérieur qui regarde avec son œil terne le chemin crasseux. Oui tout cela il faut le retourner, lui crever l'œil unique, le membre cyclopéen pour qu'enfin, aveugle de sa vue, il voie la lumière transcendantale qui le traverse. Casser, oui, tout casser sur le chemin pour qu'il cherche de nouveaux galets, pour qu'il polisse de nouvelles pierres, les aligne, les dispose en totems et qu'elles guident les prochains. Ses prochains. Tuer son parasite intérieur à coup de vers pour faire renaître et resurgir la source. Source d'eau, source de feu, source d'air, source de rayon solaire et de pierre de lune. Se voir en vrai, car c'est soi qui jaillit hors de brume. »

09/01/2015

6 novembre 2014

Randonnée dans le Vercors

Ce n'est plus le matin et pourtant quelle aurore !
La fraîcheur des genêts se dérobe à ma mine
Ébahie et rosée que midi illumine
Voilà que se dévoile en un concentré d'or
… ? Je ne peux le nommer.

La raideur des forêts se dérobe à ma mine
Ébahie et rosée que midi illumine.
Dans la brume est noyé le plateau du Vercors
Mystique enclave haute en plein cœur de l'Isère
Si je ne vis pas là, je vis dans la misère
Moi qui ai porté loin les lourds os de mon corps
… ? Comment suis-je arrivé ?

Mystique enclave haute en plein cœur de l'Isère
Je vis en toi, tout ce qui cause ma misère.
J'apprécie sur ton dos les monts et les décors
Fantasmes ! Mirages ! Je n'osais pas vous voir
Étiez-vous du voyage ? Terre hallucinatoire,
Haut plateau de verdure, te reverrai-je encore ?
… L'adieu précède le retour.

Fantasmes, mirages, je n'osais pas vous voir
Vous étiez paysage, terre de mille espoirs ;
Le parfum provençal et montagneux d'alors,
Sous ce ciel somptueux tout droit sorti d'un rêve,
Retourne mes racine et vivifie ma sève
Je te veux pour retraite ô plateau du Vercors
… Qui pourra y veiller ?

Sous les cieux bienveillants, cette dernière grève
Recueille et ensoleille âme et ultime trêve.



Octobre-Novembre 2014

3 octobre 2014

De dissentionibus hominum

À tou.te.s les véganes du monde
Cessez donc de rager,
De cracher votre bile
Sur tous les infidèles,
Ou ceux que vous nommez
Assassins et tueurs !

À tou.te.s les écolos des villes
À tou.te.s les biofanatiques pieds nus
À tou.te.s les zélateurs de la vérité
À tou.te.s les invétérés du vélocipède
Le même message vous est adressé.

Le culte ne fait pas le dieu,
Car nous avons les mêmes mains.

Il y a de bons omnivores
Et de mauvais véganes
Loin de vouloir accuser l'un
Pour mieux défendre l'autre
J'aimerais mieux qu'ensemble
Vous œuvriez à rendre
À la terre son éclat !

Si j'ai dans ma famille
Et dans mon entourage
Un peu plus d'omnivores,
Moult végétarien.ne.s,
Écomilitantistes,
Biodynamistes de tous poils,
Et autres pescalien.ne.s,
C'est parce qu'ils ont entre eux
De nombreux points communs :

Tous portent en eux le germe
Plus ou moins développé
De visions de demain
Et l'idée au fond bien imparfaite
D'un seul monde idéal.

Ces indignés de la nature (in)humaine
Dessinent autour d'eux
L'ébauche d'un chemin
Plus naturel vers nos (r)évolutions
Pour moins de pollutionS.

Chacun d'eux œuvre pour le Grand Tout
À son échelle, à l'Unisson,
Avec les hasardeux outils
Dont on les a pourvus
(Des plus récents aux plus antiques
Rationnels ou ésotériques)

Pour qu'on n'empoisonne plus
Les beaux champs alentours
Ni l'éther entre nos paroles
Ni nos pairs et nos voisins
Ni nos congénères ahuris
Dans ce troupeau de loups.

Sans parler de l'eau qui court
Depuis la source de (la) vie
Jusqu'aux rivages doux
Où brebis que nous sommes
Attendons notre heure en silence
Pour forger la dernière alliance
Contre le règne des mauvais hommes.

Mais avant tout cela
Nous diviser par les idées
Nous entredéchirer comme des chiens
Nous haïr, nous abhorrer, nous honnir
Nous conspuer non plus,
Derrière la pugnacité pusillanime de nos écrans de foire !
Non tout cela ne sert à rien.

Se récrier et décrier ce(ux) que nous condamnons
Est un fait du passé.

Car après tant d'efforts
Pour bâtir des nations,
Soyons un peu d'accord
Et laissons aux poltrons
Les miettes de leur sort.

Car après tout cela
Nous rassembler dans l'action,
Nous enlacer comme des frères
Nous aider, nous saluer, nous aimer
Nous applaudir aussi,
Dans l'embrassement des encouragements mutuels !
Car cela, oui, tout cela est pour demain !


03/10/2014

29 septembre 2014

La quête du Graal

Par delà la mer ondulante des blés
Par delà la plaine luisant de leur reflet cuivré
Par delà la montagne rousse tachetée
Par delà deux grands lacs verts opalins
Par delà les humides granits carmins
Par delà la faille d'étuves tropicales
Par delà le lisse à-pic du bout du monde
Par delà la gorge aux parfums de pétales
Par delà les collines couvertes de rosée
Par delà les sables mouvants
Et par delà leur tourbillon
Par delà le creux d’un bassin versant
Par delà les hautes herbes en cachant l’entrée

Par delà les pairies, les collines, les monts, les falaises
Perceval s’engouffre en la vallée
Pour pouvoir l’honorer de sont front

Ainsi qu’au Graal enfin s’abreuver.