28 octobre 2011

Das Krokodil - Le crocodile

Das Krokodil

La sculpture, admirable à loisir dans la ville de Fribourg, est un travail de Ole Meinecke. Elle est surmontée d'un écriteau supportant un court poème de cinq vers dont l'auteur ne figure pas.


(Ci-dessous le texte original en Allemand, suivi de ma traduction en français)

Aus Stein steht hier das Krokodil
Mit breitem Maul, doch nicht vom Nil
Schaut raus aus dem Gewerbebach
Schaut raus zum Hause Himmelsbach
Sieht euch und uns und denkt sich viel.

De pierre s'avère être ce crocodile
Avec sa grande bouche il ne vient pas du Nil
Regardant au-dessus du courant, son royaume
Regardant le ciel par-delà habitations et dômes
Il nous voit vous et moi et pense énormément.

Il n'est pas évident de respecter et le sens et la rime (parfois il faut créer d'autres associations, Himmelsbach et Gewerbebach étant des noms propres…) et malgré cette traduction qui me parait être la plus juste, la version originale d'un poème reste sans équivoque. La traduction permet toutefois de faire partager cette culture à un plus grand nombre.

26 octobre 2011

Obsession (Nymphe)

Obsession, fille d'Harmonie et de Chaos

De ton père c'est l'absence de but
Tu veux tout sans attendre diriger,
Et ne peux la patience côtoyer
De ta mère, tu es la plus têtue.

Obsession, tel est ton nom.
Obsession, qu'elle infection !

Une apparition, c'est toi toute nue
Il veut mais ne peut. Prend sa volonté,
Dirige ses pas, irréalité
Hors du cerveau t'échapper ne peux plus.

Obsession, tel est ton nom.
Obsession, une prison.

Obsession, par ton image ensorcelle
C'est torture dominer la raison
Ton souffle dans son cou, malédiction
Et ces charmes sous ton jupon l'appellent

Obsession, tel est ton nom.
Obsession et déraison.

Croque le fruit mûr au bout de la selle !
Obsession, as troublé toute vision,
Ancré ta seule idée : la fellation
Traite-le d'obsédé qui se flagelle !

Accord (Nymphe)

Accord

Comme un vent parfumé hypnotise les âmes
La nymphe Accord descend en ville par un soir.
Une enfant enfermée dans un coin du placard
L'appelle, tremblante, au moyen de ses larmes

Battue par un père pour obtenir ses charmes
La petite éplorée ne voit dans le miroir
Que le reflet de la violence et de ses tares
- Qu'a-t-elle fait pour mériter pareil marasme ?

Répondant à l'appel, la nymphe immaculée
Investit la maison en esprit avisé ;
L'homme brutal, désaccordé, en est ému.

Profondément touché par la grâce légendaire,
Il revient sur ses pas, ouvre son cœur, sa chair :
- Il ne sait pas aimer, il ne le fera plus.

18 octobre 2011

Stephanie

Ceci est un modeste cadeau,
Il n'est destiné qu'à la personne concernée
Mais je le partage ici avec l'accord de cette personne.


Surpris un cœur dans son sourire,
Terrorisé de le lui dire,
Elle est aimée, c’est pas pour rire
Pour le meilleur et pour le pire.
Héroïne de mon empire,
A su trouver et conquérir,
Nez, bouche, cheveux, qu’elle sait chérir.
Indomptable, pleine de délires
Ensemble nous pouvons grandir.

Joyeux anniversaire ! (24/09/11)