23 novembre 2016

Ils vécurent enfermés sur une île de sérieux

Voici un poème dans une forme assez classique, cependant, une autre version existe ici où chacun pourra recréer le sens qu’il souhaite y trouver par une lecture tout à fait personnelle et non contrainte.

Une fois la folle nuit d’amour consommée
On a mis la folie d’amour en cage
Et on te l’a confiée les yeux fermés.
Depuis, Laure, on en est rongé :

— Ô vampire satisfait qui n’a plus jamais faim !
Rond, j’ai − par un désir-paradoxe − diminué ma liberté
Mais tu n’as plus voulu sucer le sang,
De la chair en flamme !
Non plus qu’ouvert ta porte pulpe ! »

Depuis lors, les vers sont corrosifs,
L’amour amer est malade — if
you only knew how it feels inside
Et la folie d’humour humide
Avec sa folle lame en acier trempé
S’est greffée
Au verso des corps. — Pis ! on est fourni
D’une peau d’airain si dure
Qu’acérée, l’humeur noire
Nous fait de la miélancolie.
— doucement douloureuse comme un sucre mal
dissolu,
dans son assiette.
On est somnambule, hérisson sans le sourire,
la quiero a morir —
Avec au dos des écailles anti-flammes
Et des pics dressés vers le dôme au ciel
Sous des plaques en titane.

Pour toujours. Pour toujours et à jamais donc
On ne s’offrira plus le tendre os de la joue, ni l’ombre des lèvres, ni même l’ongle
de doigts entrecroisés. Exit les espoirs de caresse
On lancera des regards vides
et des paroles en l’air,
— Avec deux ailes mais sans entrain —
Que du creux comme la souche qu’on semble être. Erre !
On a bon dos d’haïr la source aigre-douce de ses désirs interdits

Sale opération : la conversion d’amour pour l’autre en amour-propre.

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